Diversité du vivant
Retrouver une petite faune dans le sédiment
Les amphibiens contribuent à la diversité des écosystèmes anciens, mais leurs petits restes peuvent passer inaperçus pendant une fouille consacrée aux grandes pièces. Le tri des sédiments ouvre une autre échelle d’observation.

La méthode en pratique
Des fragments de mâchoire, des vertèbres et des os des membres sont extraits des résidus de tamisage puis examinés. Les spécialistes s’appuient sur l’anatomie comparée pour reconnaître les groupes. La provenance stratigraphique et le protocole de collecte accompagnent les spécimens jusqu’à l’étude.
Pourquoi une fouille attentive des grands os ne suffit-elle pas à inventorier les amphibiens?
Leurs restes peuvent être minuscules. Le lavage-tamisage, le séchage et le tri à la loupe rendent visible une partie de la faune peu détectée à l’œil nu.
Comparer les hypothèses, puis les confronter aux observations.
À Angeac et dans les comparaisons charentaises
Des salamandres, des grenouilles et des albanerpétontidés sont représentés dans les assemblages charentais. Les albanerpétontidés forment un groupe éteint dont l’allure rappelle celle de certains amphibiens actuels. Les petits os et fragments de mâchoires nécessitent le lavage-tamisage et le tri; les pièces illustrées de Chassiron ne doivent pas être confondues avec celles d’Angeac.
Ce que ces recherches permettent de comprendre
Ces recherches complètent le tableau fourni par les grands vertébrés et les plantes. Leur intérêt ne se résume pas à la petite taille des fossiles: elles permettent de détecter des composantes du vivant qui seraient absentes d’un inventaire limité aux os visibles sur le terrain.
Les personnes et les compétences
Romain Vullo contribue à l’identification des microvertébrés charentais. Les équipes de lavage-tamisage et de tri rendent accessibles les petits restes d’amphibiens.
Pour approfondir
Référence de synthèse: Dinosaures, les géants du vignoble (2017), p. 166–169.
