Dans la vallée de la Charente, entre Cognac et Angoulême, une découverte de carrière devient une enquête sur un monde disparu.

Janvier 2010 : des ossements dans la carrière
En janvier 2010, Jean-Pierre Paillot, pelleteur de l’entreprise Audoin, remonte de gros ossements depuis le fond de l’étang de la carrière de sable. Une première campagne de fouilles est organisée la même année. Elle met au jour de nombreux fossiles, dont un grand fémur de sauropode, et marque le début d’une aventure scientifique collective.
Un paysage de cours d’eau et de marécages
Il y a environ 140 millions d’années, une plaine alluviale parcourue de cours d’eau et de marécages occupait Angeac-Charente, sous un climat subtropical. Nous étudions les ossements, les empreintes et les restes végétaux pour retrouver les paysages et les êtres vivants de cette époque.
Des géants et toute une biodiversité
Sauropodes, ornithomimosaures et autres dinosaures côtoyaient crocodiles, tortues, poissons, amphibiens, lézards et petits mammifères. En étudiant cet ensemble, nous cherchons à comprendre tout un écosystème, des plus grands animaux aux plus petits organismes.
Les ornithomimosaures, une piste de recherche
Au moins 70 individus d’ornithomimosaures, parfois surnommés dinosaures-autruches, ont été identifiés. Nous nous intéressons à leur vie en groupe, à leur croissance et aux circonstances de leur mort. L’hypothèse d’une mortalité collective fait partie des pistes que nous examinons.
Un bilan de seize années de terrain
Le bilan des seize premières années de terrain rassemble 900 m² fouillés et 120 000 restes collectés, dont 10 000 pièces géolocalisées et déterminées. Le tamisage des sédiments a également livré 100 000 micro-restes de moins de 3 mm. Ce travail patient nourrit les recherches sur la diversité et l’histoire du site.

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