Champlanc

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À Cherves-Richemont, les roches d’une ancienne lagune et de minuscules dents fossiles racontent une autre histoire du vivant en Charente.

17campagnes en sept années
157fouilleurs et chercheurs mobilisés
18 tde sédiments traités

Une rencontre entre carriers et chercheurs

En 2000, une collaboration scientifique se noue entre Jean-Michel Mazin et le groupe Garandeau autour de la carrière de Champlanc. Sept années de terrain permettent de réunir des fossiles et des données qui ouvrent de nombreuses pistes de recherche. Cette histoire illustre la rencontre entre les métiers de la carrière et ceux de la paléontologie.

Les couches comme les pages d’un livre

Gypse, argile, marne et calcaire se succèdent dans la carrière. Ces couches témoignent des transformations d’un ancien milieu lagunaire. Leur composition et les fossiles qu’elles contiennent nous aident à suivre l’évolution du paysage: lire les roches est aussi essentiel qu’étudier les spécimens.

Les couches géologiques de la carrière de Champlanc.
Dessin de Mazan : un dinosaure en blouse manipule des éprouvettes.
Illustration de Mazan.

Le petit monde des micro-restes

Nous lavons les sédiments, les passons dans des tamis fins puis les trions sous la loupe. Des dents parfois millimétriques révèlent des poissons, des amphibiens, des reptiles, des dinosaures et de petits mammifères. Ces minuscules vestiges enrichissent notre compréhension de la biodiversité ancienne.

Sept années de fouilles

Les sept années de terrain ont mobilisé 157 fouilleurs et chercheurs au cours de 17 campagnes, soit 372 jours de présence sur place. Près de 2 000 restes ont été extraits et 18 tonnes de sédiments traitées. Ce bilan témoigne du travail collectif accompli à Champlanc.

Des dents aux outils d’analyse

Les analyses isotopiques et l’observation par rayons X au synchrotron de Grenoble permettent d’explorer la composition et la structure interne des fossiles. Elles contribuent à l’étude des environnements anciens et de la biologie des animaux. Les recherches de Champlanc ont notamment nourri la thèse de Joane Pouech, soutenue le 12 décembre 2008.

Une collection pour la recherche et le public

La donation des fossiles au musée d’Angoulême permet de préserver ce patrimoine avec sa documentation scientifique. Nous défendons cette transmission aux collections publiques, qui rend possibles les études, les expositions et le partage des connaissances.

La préparation et la consolidation de grands fossiles.

Comprendre ce que révèlent les isotopes →

Poursuivons la découverte

De la fouille au musée, chaque rencontre ouvre une nouvelle porte sur le passé. Explorer nos recherches →