La science qui fait parler les atomes
Les fossiles gardent une mémoire chimique. Nous interrogeons les atomes pour retrouver les eaux et les milieux du passé.
Un passeport chimique
Roches, dents et os contiennent des éléments dont la composition apporte des informations complémentaires à leur forme. Les analyses géochimiques nous aident à étudier les environnements anciens, les ressources alimentaires et les liens entre les animaux et leur milieu.
Nous croisons ces résultats avec la géologie et la paléontologie : une mesure prend tout son sens lorsqu’elle rejoint les observations du terrain.

L’oxygène comme fil conducteur
Les isotopes sont des versions d’un même élément dont la masse diffère. L’oxygène 16 et l’oxygène 18 ne se répartissent pas de la même manière lors de l’évaporation. Leurs proportions dans les phosphates des os et des dents peuvent conserver une information sur les eaux fréquentées par les animaux.
Au laboratoire, isoler le signal
Pour mesurer les rapports entre isotopes de l’oxygène, les phosphates des fossiles sont préparés au laboratoire. Ce travail chimique minutieux précède l’analyse et permet de rapprocher la composition des spécimens de celle des milieux anciens.


À Cherves, plusieurs mondes aquatiques
Les recherches menées à Cherves-de-Cognac mettent en relation les signatures isotopiques et la diversité des milieux : eaux douces, marais soumis à l’évaporation, lagune hypersalée et domaine marin. Les fossiles permettent ainsi de suivre les connexions entre ces espaces.
Les analyses isotopiques complètent notamment l’étude des micro-restes de Champlanc et les recherches sur les faunes de vertébrés.
