Du terrain au musée

Du terrain aux collections publiques

Un fossile conserve sa valeur scientifique lorsque nous préservons aussi son histoire, sa provenance et les données qui l’accompagnent.

01 • Une chaîne de savoir-faire

Dégager sans perdre le contexte

Nous ne prélevons pas seulement des fossiles: nous enregistrons aussi leur contexte. Position, numérotation et cartographie permettent de conserver leurs relations avec les autres vestiges et les sédiments. Nous les conditionnons ensuite pour leur transport et leur conservation.

Ischion de sauropode dégagé sur une motte d’argile à Angeac-Charente.
Ischion de sauropode isolé sur une motte d’argile avant prélèvement. Photo: © Ronan Allain. Dinosaures, les géants du vignoble, 2017, p. 117.
Pose de plâtre pour protéger un fossile avant son extraction.
La coque en plâtre protège le fossile pendant son prélèvement et son transport. Photo: © Ronan Allain. Dinosaures, les géants du vignoble, 2017, p. 117.

02 • Une chaîne de savoir-faire

Préparer et conserver

Après les fouilles, nous poursuivons le dégagement, la consolidation et le rapprochement des fragments. Ce travail de préparation se prolonge entre les campagnes. Inventoriés et soigneusement conditionnés, les spécimens sont conservés et étudiés dans les réserves du musée d’Angoulême.

03 • Une chaîne de savoir-faire

Croiser les méthodes

Nous croisons les compétences de terrain et de laboratoire. Le projet d’Angeac s’est développé sous la direction scientifique de Ronan Allain, du Muséum national d’Histoire naturelle. Anatomie comparée, morphométrie, tomographie, reconstitution numérique, géochimie et sédimentologie répondent à des questions complémentaires.

Reconstitution numérique du squelette de l’ornithomimosaure d’Angeac-Charente.
Reconstitution scientifique 3D d’après plusieurs spécimens; il ne s’agit pas d’un squelette complet découvert en connexion. © Florent Goussard. Dinosaures, les géants du vignoble, 2017, p. 216.

Transmettre une collection vivante

Nous préservons les spécimens avec leur inventaire et leurs données de terrain pour qu’ils puissent être réétudiés. Le musée d’Angoulême conserve ce patrimoine et contribue à le rendre accessible à la recherche et au public. De nouveaux outils et de nouvelles questions prolongent le travail bien après les fouilles.

À Cherves-de-Cognac, la donation des fossiles par le groupe Garandeau au musée d’Angoulême, en 2005, marque une étape importante de cette transmission. Nous défendons une même ambition: réunir recherche, conservation et partage.

Retour à la navigation ↑