Diversité du vivant
Comparer des formes et leurs modes de vie
Les crocodiles fossiles témoignent d’une diversité de tailles, de morphologies et d’adaptations. Les étudier ne consiste pas à leur attribuer tous le même mode de vie que les espèces actuelles.

La méthode en pratique
Les chercheurs comparent les crânes, les dents, les mâchoires, les plaques dermiques et les os du squelette. La forme d’un rostre ou d’une dent contribue à discuter l’alimentation, mais les interprétations écologiques gagnent à être confrontées aux autres données du gisement.
Une dent isolée permet-elle toujours de nommer une espèce de crocodile?
Non. Certains caractères dentaires sont partagés. Une identification précise peut nécessiter le crâne, plusieurs éléments associés et des comparaisons détaillées.
Comparer les hypothèses, puis les confronter aux observations.
À Angeac et dans les comparaisons charentaises
Les gisements charentais documentent plusieurs crocodiles, dont Goniopholis, Pholidosaurus, Bernissartia et Theriosuchus. À Angeac, les dents, les autres restes et les traces de morsures participent à l’étude des interactions dans l’écosystème. Les crânes remarquables de Cherves constituent des comparaisons, avec une provenance distincte.
Ce que ces recherches permettent de comprendre
Comprendre leur place dans le milieu demande aussi d’examiner les relations entre animaux: consommation de poissons, de tortues ou de dinosaures, et éventuel transport des restes. Une trace de dent documente un contact; le scénario précis exige d’autres indices.
Les personnes et les compétences
Jeremy Martin et Jean-Michel Mazin contribuent à l’étude des crocodiles charentais. Leurs travaux rejoignent les recherches sur les traces de morsure, les coprolithes et les interactions entre animaux.
Pour approfondir
Référence de synthèse: Dinosaures, les géants du vignoble (2017), p. 186–199.
